10 jours en Californie – San Francisco et Santa Cruz

Après le sud, direction le nord de la Californie ! Pour voir la première partie de ce périple, c’est par ici.

SAN FRANCISCO

À SAVOIR :

    • L’auberge de jeunesse que j’ai choisi ; HI Downtown – San Francisco, est l’une des moins chère est la mieux située. Je privilégie toujours les auberges HI (Hostelling International) quand je voyage, parce qu’elles ont un très bon rapport qualité/prix. Et si vous êtes de grands voyageurs, ils proposent une carte qui permet d’avoir des réductions !
    • La ville de San Francisco est très accidentée. Préparez-vous à souffrir si, comme moi, vous décidez qu’il n’y a rien de mieux que de découvrir une ville à pieds. Je vous assure que certaines des rues vous feront regretter d’avoir pu penser ça, mais vos cuisses vous diront merci !
  • Si vous voyagez seul(e), sachez que les gens ont tendance à aller facilement vers vous à San Francisco (bien plus qu’à Los Angeles). J’ai rencontré pas mal de gens dans la rue qui m’ont abordé et avec qui je suis restée des heures à discuter de tout et de rien. Ils m’ont tous donné leur adresse mail pour rester en contact. Un chauffeur m’a même proposé de revenir avec des amis chez lui à Las Vegas ! De ces rencontres, je peux  dire que les gens sont généralement bienveillants et seront toujours prêts à vous aider. C’était la plus belle surprise du voyage.
  • Comme à Los Angeles, quelques quartiers sont à éviter, surtout la nuit. Il s’agit de Tenderloin, du Sud de Mission District et de SOMA.

Jour 5 :

Pleine d’euphorie, je pars à la découverte de San Francisco en commençant par le SFMOMA. Ce n’est pas donné (19$ pour les 19-24 ans et 25$ plein tarif), mais je trouve qu’il en vaut la peine. Vaste et très hétéroclite, il y en a pour tous les goûts ! Si vous êtes amateur d’Art, foncez-y !

Après 2 heures de visite, je pars en balade dans le centre-ville. Bien plus agréable que celui de Los Angeles, on sent déjà que l’atmosphère est plus détendue. À tel point que ça ne m’étonnerait (presque) pas si les gens se disaient bonjour dans la rue ! Je grimpe ensuite direction Chinatown, le quartier chinois le plus ancien de tous les États-Unis. Si vous voulez ramener des souvenirs chez vous, c’est dans ce quartier que vous ferez les meilleures affaires ! En dehors de ça, c’est tout ce qu’on peut attendre d’un quartier chinois : un peu dépaysant et très touristique. Je traverse le quartier pour rejoindre Russian Hill. Je tombe par hasard sur le Ina Coolbrith Park, d’où le panorama est sublime, s’étendant de la baie au Downtown. Ayant envie de voir le soleil se coucher de ce parc, je décide de revenir plus tard dans la journée.

Chinatown, San Francisco

Je continue ma route jusqu’à la Coit Tower. Du haut de cette tour, vous avez une vue imprenable sur la ville, c’est l’un des points culminants. On ne reste pas très longtemps en haut, déjà à cause du peu d’espace, mais surtout pour l’intensité du vent. Je m’empresse donc de descendre vers Jackson District, un petit quartier branché dans un style que je qualifierais d' »industriel Brooklinisé ». J’en profite pour faire un tour dans  Crocker’s Galleries, apparemment appréciée pour sa vue d’en dessous sur les buildings. Franchement ? N’y perdez pas votre temps, il n’y a RIEN à voir.

Il est grand temps pour moi de retourner à mon super spot pour le coucher de soleil. Quoi de mieux que de prendre le fameux cable car pour rejoindre la colline ? Fameux tramway qui coûte 7$ l’aller, ça fait cher la cabine en bois quand même. Mais bon, c’est folklorique et incontournable, il faut le faire au moins une fois ! Arrivée au parc, je contemple le ciel changer de couleur et les ombres s’agrandir jusqu’à ce que les lumières de la ville aient totalement pris le relais.

Jour 6 :

Il est 10h quand je prends le métro direction Mission District. C’est le street-art qui fait la réputation de ce quartier, et on comprend pourquoi ! Les rues regorgent de peintures murales souvent engagées, parfois esthétiques. Il est possible de faire une visite guidée de ce quartier. N’étant pas une adepte des visites guidées, j’ai préféré m’aider de cet outil formidable qu’est l’Internet et de mon bon vieux guide du Routard pour tracer mon propre itinéraire. Et comme je suis plutôt sympa, je vais partager avec vous les lieux qui me semblent immanquables :

– Balmy Alley & Clarion Alley : 

Ce sont les deux ruelles à ne surtout pas manquer. De vraies galeries d’art, les fresques y sont pleines de sens pour la majorité d’entre elles.

– 24th St 

C’est juste à la sortie du métro. En prenant cette rue pour rejoindre Balmy Alley, on a déjà un bon aperçu de la qualité (et la quantité) du street-art qui fait la notoriété du quartier.

Shotwell St :

 À l’angle de la 23rd St et en continuant vers la 22nd St, vous passez devant une école  joliment décorée. Certes pas un indispensable mais si c’est sur votre route, je suis sûre que ce sera une bonne surprise !

– Women’s Building : 

Le meilleur pour la fin. J’ai été subjuguée par la beauté des peintures qui ornent ce bâtiment. Juste à côté, le Dolores Park offre une très jolie vue sur la ville.

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Juste le temps de déjeuner, et je prends un bus direction les Twin Peaks, deux collines surplombant San Francisco. Le bus vous dépose au pied des collines et il faut encore grimper pour atteindre le sommet. À l’arrivée, il n’y a absolument rien, si ce n’est des cailloux et un vent à décoiffer la reine d’Angleterre. La vue est sympa car complètement dégagée, mais pas incroyable. En gros, on monte, on prend une photo, on redescend. Je trouve ça dommage et moins intéressant que certains parcs. Certes, ils ont une vue moins dégagée, mais qui sont, au moins, bien plus agréables. Et puis quand on a un vertige puissance 10 comme moi, redescendre n’est pas si facile… S’il n’y avait pas eu des gens pour assister au désastre que je suis, je serais descendue sur les fesses !

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En parlant de parcs plus agréables, je reprends le bus pour me rapprocher du Buena Vista Park. Là encore, il faut grimper sec (tellement sec que lorsque je me retournais je croyais que j’allais tomber, vertige oblige). Mais au moins, le quartier  – assez riche – est bien plus typique de San Francisco et quelques demeures originales attirent l’oeil. Le Buena Vista Park est parfait pour les journées trop chaudes, on ne manque pas d’ombre ! Entre les arbres, on peut apercevoir la skyline de la ville, notamment le Golden Gate Bridge. Soyons honnêtes, les arbres occultent majoritairement la vue, mais j’ai trouvé que cela donnait un certain cachet au parc.

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Je profite d’être à proximité d’Alamo Square pour voir les célèbres Seven Painted Ladies. Et oui, c’est journée parcs aujourd’hui ! Je dois dire que c’est ma vue préférée de la journée, et de loin. Je me pose là jusqu’au coucher du soleil et remarque à quel point l’endroit est fréquenté par les locaux, surtout par les propriétaires de chiens ! Et on comprend pourquoi lorsqu’on voit la grande « aire de jeu » qui leur est réservée.

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Jour 7 :

Réveil très matinal, parce qu’aujourd’hui, je pars à la découverte d’Alcatraz ! J’ai pris les billets quelques jours plus tôt, je vous conseille fortement de les prendre le plus tôt possible, car les places partent vite et les journées sont souvent complètes ! Sur le site principal, tout était complet, je suis donc passé par Alcatraz Cruises. Ce site est intéressant, car comparé au principal, il propose 5 options au lieu de 2 :

Day Tour : 

Option la plus commune, elle permet de visiter Alcatraz avec un audio-guide et d’avoir accès à la prison, aux expositions et aux vidéos historiques. Comptez environ 3 heures de votre journée et 38$ (contre 46$ sur le premier site).

– Night Tour :

 Aussi présente sur l’autre site, cette option permet de voir l’îlot de nuit, ce qui donne une atmosphère particulière à la visite. Très prisée, je vous conseille de vous y prendre très à l’avance si vous voulez choisir cette alternative. Il faut également comptez 3 heures et 45$ (53$ sur Alcatraz Island Tickets).

– Early Bird Tour : 

Aussi très prisée, cette option vous donne le privilège de voir Alcatraz à la première heure, avant la foule. Comptez le même temps et le même coût que pour le Day tour (3h et 38$).

– Behind the Scene Tour :

Plus chère et plus longue, en choisissant cette option, vous aurez -entre autres- accès à des zones interdites au public. Attention, il n’y a qu’un ou deux départs par jour, et c’est souvent complet ! Comptez 5 heures au total et 90$ par personne.

– Alcatraz & Angel Island Tour : 

Toute les autres options n’étant plus disponibles, j’ai pris celle-ci par défaut. Avant Alcatraz, vous avez droit à la visite d’une île voisine : Angel Island. On vous fait monter dans un petit train et vous apprenez grâce à votre conducteur l’histoire militaire de l’île, avec en bonus un arrêt de quelques minutes pour profiter de la vue sur le Golden Gate Bridge. J’avoue ne pas avoir retenu grand chose, et j’aurais préféré sauter cette étape. Une fois sur l’île d’Alcatraz, vous avez les mêmes possibilités qu’un Day Tour. Comptez 6 heures en tout pour cette visite et 76,25$.

Pour tout vous dire, j’ai trouvé ça trop court. L’audio-guide nous transporte dans la prison qu’à été Alcatraz pendant 45 minutes, et quand ça se termine, on se sent frustré de ne pas en savoir plus. Habituellement, je ne prends pas d’audio-guide, me lassant vite des commentaires. Mais ici, ce sont les anciens prisonniers et surveillants de la prison qui vous racontent ce qu’était la vie sur le Rocher, et les événements marquants qu’ils ont traversé. Impossible de ne pas être happé par l’histoire de cette prison légendaire ! J’ai appris beaucoup de choses, comme par exemple que les familles du personnel de la prison vivaient sur l’île, et qu’ils s’y sentaient tellement en sécurité qu’ils ne fermaient même pas leur porte à clé !

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Une fois revenue sur le continent, je longe les quais jusqu’au Pier 39, l’un des lieux les plus touristiques de San Francisco (si ce n’est le plus touristique). C’est de là qu’on peut observer les phoques se prélasser au soleil, manger du crabe (pas donné) et faire quelques boutiques (tout aussi chères), mais je dois bien admettre que malgré la foule, il y a quelque chose de magique dans l’air, surtout au crépuscule.

Ne m’attardant pas trop parmi la foule, je me dis que ce serait génial de voir le coucher du soleil depuis Baker Beach. Ni une ni deux, je marche d’un pas rapide vers le Golden Gate, le soleil étant déjà en déclin. Je passe par le parc Presidio et par Crissy fields qui restent assez agréables pour une balade. Ensuite, et bien… j’aurais aimé avoir une voiture. On longe la route sans rien autour, et notre seule consolation, c’est de voir le pont se rapprocher. Au bout d’environ 1h30 de marche, j’arrive enfin au pont, et la route s’arrête tout de suite après. Impossible de rejoindre la plage de Baker Beach sans passer par l’autoroute. Je me résous donc à contempler le sunset avec le pont en premier plan, ce qui n’est pas si mal finalement ! Il y a même un petit sentier qui vous fait passer juste en dessous du pont, ce qui est plutôt impressionnant. Pour le retour, hors de question de refaire la route à pieds (dans la nuit noire en plus). Heureusement, des bus passent par une aire de parking juste à côté du pont.

Jour 8 :

Pour mon dernier jour à San Francisco, je suis bien décidée à profiter un maximum de la ville et de ce que je n’ai pas vu. Un peu partout dans la ville durant mon séjour, j’ai remarqué des affiches pour une exposition temporaire sur le mouvement hippie qui a vu le jour ici-même, à San Francisco, à la fin des années 60. Etant plutôt adepte de cette courte période qui a marqué l’histoire à sa façon, je n’hésite pas à me rendre au Young Museum, dans l’immense Golden Gate Park. C’est une bonne occasion pour traverser le quartier d’Ashbury Heights, là où l’esprit du Summer of Love a pris -et prend encore- tout son sens. J’en profite pour voir la maison de l’inégalable Janis Joplin.

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Et comment quitter San Francisco sans voir l’une des rues les plus célèbres au monde ; la Lombard Street ? On n’y passe pas des heures, et l’endroit est très fréquenté (que ce soit des piétons ou des automobilistes), mais c’est unique.

Enfin, je finis la journée sur les quais, au Pier 7. c’est un bel endroit pour observer le soleil se coucher, mais aussi pour avoir une vue directe sur la Transamerica Pyramid.

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SANTA CRUZ 

À SAVOIR :

    • Santa Cruz est réputée pour le surf. Trois princes Hawaïens auraient apporté cette pratique pour la première fois aux États-Unis dans cette petite ville, en 1885. On y trouve un musée dédié à l’histoire du Surf, je ne l’ai pas fait, mais si la culture surf vous intéresse, il paraît que c’est un très bon musée !
  • Si vous voulez faire des manèges all day long, vous pouvez prendre un pass à 39,95$ (sans les taxes).

Jour 9 : 

Il est temps de quitter le doux climat de San Francisco pour redescendre vers Los Angeles… Mais avant, un petit arrêt s’impose. Santa Cruz. L’impression d’une fête foraine géante, au bord du Pacifique… Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’atmosphère qui règne dans cette ville est particulière. N’ayant pas beaucoup de temps, je me suis concentrée sur la plage et le Boardwalk. Je n’ai fait aucun manège, car seule c’est moins drôle, et -fin de voyage oblige- le porte-feuille se faisait léger. Je me suis donc contentée de déambuler sur la jetée, entre les roller coasters, les jeux d’arcade, les stands innombrables et variés de boissons, glaces et autres burgers, le mini-golf, le casino… Bref, il y a de quoi s’occuper !

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Après avoir exploré le côté « parc d’attractions », je m’éloigne un peu sur la plage. Une longue jetée agrémentée de boutiques et restaurants se détache de l’océan. Elle donne une vue panoramique sur la ville, et on peut même y voir des phoques ! On y trouve aussi tous les produits « Santa Cruz », cette fameuse marque de skateurs/surfeurs. Bon, j’avoue, j’ai craqué pour un tee-shirt… Un lot de consolation pour ne pas avoir fait d’attractions !

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Dans l’après-midi, je reprends le bus pour Los Angeles. La route offre des paysages magnifiques ! Pour cette dernière nuit sur le sol californien, j’ai pris un Airbnb dans le quartier d’Echo Park. Une maison pour moi toute seule, puisque les trois colocataires étaient absents. Je profite des dernières lueurs du jour pour me balader dans ce coin au nord de la ville. Pour tout vous dire, je suis ravie d’avoir choisi Echo Park pour ma dernière nuit. C’est un quartier absolument charmant, familial et branché. Tout près de ma demeure du jour, il y a le parc qui donne son nom au quartier. Assez connu pour son lac et sa vue sur les gratte-ciels du centre ville, ce parc révèle tout son attrait au coucher du soleil, quand toutes les familles des environs se réunissent pour partager un repas autour d’un hot-dog ou autre pizza préparé sur un des stands du parc. L’atmosphère qui règne dans ce quartier est de loin celle que je préfère à Los Angeles, j’aurais aimé y passer plus de temps !

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Jour 10 :

Il ne me reste que quelques heures avant mon vol pour Paris. Je ne perds pas un instant et me dirige vers Santa Monica à l’aube, dans l’espoir d’y voir le soleil se lever. C’était sans compter sur le brouillard tenace… Par contre, il y a beaucoup moins de monde tôt le matin, donc si le temps est favorable, c’est bien plus sympa, et respirable !

En milieu de matinée, je prends un Uber pour le LACMA. C’est THE musée de la ville. Alors forcément, ça a un prix, et ce n’est pas donné (21$ pour les étudiants, 25$ pour les adultes), mais vraiment, foncez-y ! C’est grand, on y passe facilement 4 heures, et il y a absolument de tout. Tout les styles, dans tous les domaines confondus, une vraie caverne d’Alibaba !

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J’ai vite dû écourter ma visite, puisque j’avais encore un musée à faire avant de prendre la route de l’aéroport : le Getty Museum. Il se compose de plusieurs bâtiments, qui donnent un ensemble qui se veut sophistiqué (voire un peu trop à mon goût). Ici pas d’art moderne, ou très peu. Le centre est spécialisé dans l’art Antique, et on y trouve beaucoup de pièces européennes. Je n’ai pas spécialement adhéré, même si le Getty est niché sur une colline, ce qui offre un panorama bien sympathique ! Bon, franchement, le meilleur atout de ce musée c’est son prix : zéro dollars ! Ça vaut donc quand même le coup d’y faire un tour, rien que pour le lieu.

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Et il est temps pour moi de me rendre à l’aéroport. Je me sens nostalgique sur la route, et je me promets de revenir un jour, ne serait-ce que pour San Francisco. C’est sans aucun doute la ville que j’ai préféré pendant mon séjour. Mais dans l’ensemble, l’ambiance californienne est incroyable. Les gens y sont tellement détendus et accueillants, la vie parait tellement plus simple… Je ne dirais pas que j’aimerais y vivre (parce que cette bienveillance et ce bonheur apparents ne sont souvent que des façades), mais c’est l’endroit le plus cool pour des vacances ! Alors, qu’est-ce que vous attendez pour prendre vos billets ?


Une réflexion sur “10 jours en Californie – San Francisco et Santa Cruz

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