Ma vérité sur New York

Qui rêve de visiter la grosse pomme ? Là, je parie que vous levez tous la main. Bien sûr, New York c’est la ville que l’on voit partout sur nos écrans depuis l’enfance. Alors forcément, c’est une destination qui met des étoiles plein les yeux. Mais la réalité est-elle à la hauteur de nos attentes ? Après plusieurs séjours, je vous donne mon impression.

New York street

Juillet 2011

J’ai 14 ans, je m’apprête à rentrer au lycée. Ma mère a eu une rentrée d’argent et veut l’utiliser pour un voyage. Pas besoin de faire durer le suspens, vous avez tous compris que c’était ma première fois à New York. Comme beaucoup d’adolescentes de mon âge et de ma génération, c’était ma destination de rêve, avec ses buildings, sa culture… l’American Dream quoi ! Ce n’était pas mon premier voyage, ni même mon premier avion, la Guadeloupe m’ayant déjà dépucelé à ce niveau là. Mais c’était la première fois que je voyais les États-Unis, et ça, c’était énorme (surtout avec les yeux d’une gamine de 14 ans) ! Nous sommes restés 10 jours. 10 jours, ça laisse le temps de faire les immanquables et de voir beaucoup de choses en dehors du centre-ville. Et le petit bonus, c’était la fête nationale, le 4 juillet, à base de feux d’artifice vus du pont de Brooklyn. Comment ne pas être émerveillée quand tu découvres tout ça ? J’ai adoré. J’ai TOUT adoré. De Times Square au quartier de Brooklyn, en passant par Harlem et la Statue de la Liberté. Tout. Même les gens, que j’ai trouvé incroyablement sympathiques. Ajoutez à cela le fait d’être dans un pays anglophone (une première encore une fois). C’était magique. Bon, je vous le rappelle, j’avais 14 ans. Toutes ses découvertes, c’était un nouveau monde (un monde que je ne voyais que sur les écrans) qui s’ouvrait à moi. Et je chérirais toujours ce voyage, mais je n’aurais pas dû y retourner.

New York World Trade Center

En rentrant de ce séjour 100% American Dream, je n’avais qu’une envie, c’était d’y repartir. La France avait un goût tellement fade, tout était tellement petit, les gens étaient tellement agaçants… Et pourquoi re-manger du pâté quand on a goûté au caviar, hein ? (Encore une fois, je n’étais qu’une ado pour qui les concepts de recul et de relativisation étaient inconnus). J’en rêvais la nuit comme le jour, je ne pensais qu’à ça au début, et puis j’ai retrouvé mon quotidien. Mais sans jamais perdre l’envie d’y retourner.

New York Brooklyn Bridge

Mai 2016

Ca y est, après 5 (looongues) années d’attente, je vais enfin revoir mon premier amour. Entre temps, j’ai un peu voyagé, j’ai découvert d’autres pays, d’autres cultures, mais New York restait ce qu’elle était pour moi à cette époque : la ville la plus géniale sur Terre (ouais, j’exagère même pas) ! Bref, durant ce mois de mai, je rends visite à ma meilleure amie d’enfance, expatriée à Montréal pour ses études. Ce sera aussi l’occasion de découvrir Toronto, Québec et Ottawa (en passant par les chutes du Niagara) all by myself. Mais ça c’est un autre article et une autre histoire. Mon amie n’ayant jamais vu la Big Apple, nous décidons d’y aller  3-4 jours pendant mon séjour chez elle. J’étais tout excitée (vous vous en doutez), mais la perspective de découvrir le sol canadien était aussi exaltante. Enfin, après une grosse semaine sur Montréal, nous prenons le bus direction New York City. Et là, c’est le drame. Oui, c’était sympa, mais pas autant que dans mon souvenir. Alors vous allez me dire « Bah oui Margaux, t’étais jeune, tu découvrais tout ça, maintenant c’est du déjà-vu, l’effet d’émerveillement n’est plus là, normal ». Certes. Mais c’était plus que ça. J’étais déçue. Déjà parce que je me rêvais ce retour depuis 5 ans (donc forcément, j’avais des attentes qui dépassaient l’Empire State Building). Mais aussi parce que tout me semblait sans intérêt. La ville grouillait beaucoup trop à mon goût, les gens m’apparaissaient hypocrites. Tout pour attirer le touriste, et ils y arrivent, il n’y a pas un bout de trottoir vide dans Manhattan ! C’était trop. Et après avoir vu la douceur de Montréal, le contraste était tellement flagrant que je me suis dit : plus jamais. Bon, ou alors en hiver pour voir la ville sous la neige, à la limite. Et puis, en vérité on marche trop dans cette ville. Les rues sont de longues avenues sans fin, on a l’impression de ne jamais arriver à destination. Il y a trop de bruit, tout le temps. C’est cher, et c’est pollué. Oui, on peut dire que j’ai vu tout le côté négatif de cette ville la deuxième fois. Alors la première fois, ces points noirs font le charme de la bourgade. Sauf pour la partie pollution et trou dans le porte-monnaie, mais ça ne fonctionne que la première fois.

New York Time Square

On m’a proposé d’y retourner une troisième fois, mais je ne voulais pas entacher davantage mon souvenir d’adolescente.

La conclusion de tout ça, c’est que New York c’est à voir, mais une fois suffit. Il y a beaucoup d’attractions intéressantes et d’endroits sympas. Ça reste une ville à faire au moins une fois dans sa vie, pour tout ce qu’elle représente. Une fois. Parce qu’il y a tellement plus attrayant dans le style « grosse mégalopole avec skyscrappers », genre… Toronto. Mais ça, je vous en parlerai plus tard !


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